Journée bien remplie avec beaucoup de discussion. Elle commence avec du code et de la documentation.
Ensuite une première session d’audit d’ergonomie est organisée. Il s’agit de parcourir toutes les fenêtres de QGIS, et de déterminer pour chacune si elle doit être modifiée ou si elle est correcte en l’état. Beaucoup de discussion sur les différentes manières de présenter une information, et les cas d’utilisation associés. Cela permet de faire émerger des manques généraux de l’application, des widgets et des fenêtres à refactoriser. Beaucoups de points divers et variés sont soulevés et devront être corrigés. Certains sont des détails, d’autres nécessitent des efforts plus importants. La session est ajournée après plusieurs dizaines de fenêtres passées en revue et quelques heures de discussion.
Une présentation de Pirmin Kalberer de Sourcepole détaille ses développement sur un plugin de globe 3D pour QGIS, synchronisé avec la vue 2D. Ce plugin est fonctionnel dans la branche «threading» de QGIS, mais nécessite encore beaucoup d’améliorations. Il ne fonctionne pour le moment qu’avec des données en latitude/longitude, car les fonctions de reprojection raster ne sont pas encore présentes dans le coeur de l’application. Les fonctionnalités de synchronisation et de navigation sont aussi en cours d’amélioration. D’autres pistes de travail sont envisagées, mais il faut auparavant stabiliser la branche «threading» et la passer dans le trunk du code.
Martin Dobias enchaine donc sur l’état de cette branche. Le principe est de faire un rendu multithreadé. Cela permet d’une part d’améliorer la vitesse d’affichage (jusqu’à deux fois plus rapide), et de passer le rendu indépendant du reste de l’interface, autorisant l’utilisateur à continuer à utiliser la fenêtre principale pendant l’affichage du rendu cartographique. Le code de cette branche est quasiment finalisé dans ses grandes lignes, il reste quelques points à améliorer. Mais surtout il faut des tests intensifs, car la gestion de threads conccurents amène parfois à des cas complexes de «race condition» et plantage de l’application. La question est posée d’une solution pour augmenter les tests de cette branche : une inclusion dans le trunk précoce quitte à avoir une application instable pendant un moment (en version de développement uniquement), ou la diffusion de binaires qui permettront l’installation et les tests plus facilement ?
Un des gros morceaux à aborder est ensuite la gestion des plugins, la façon dont ils sont gérés, et la façon dont ils s’insèrent dans l’interface. Une proposition est faite par Martin et Borys Jurgiel, avec un mécanisme d’installation basé sur un dépot web central, et des dépots de code distribués. L’interface dans QGis pour l’installation et la gestion des plugins serait également refaite pour intégrer de nouvelles métadonnées et aller chercher les plugins sur le nouveau dépôt.
La partie plus complexe est aussi la façon dont les plugins s’insèrent dans l’interface générale. La proposition est ici de faire une gestion contrôlée par l’utilisateur, à base de toolboxes et toolbars configurables à souhait, et une gestion de profils pour adapter l’interface à un usage spécifique.
Cette partie nécessite encore de l’affinage pour convaincre totalement, et il reste un certain nombre de problèmes discutés qui sont encore à résoudre, comme la gestion des tickets de rapport de bug sur les plugins, la sécurité sur le dépot, l’inclusion de plugins dans la version packagée de QGIS, la gestion de la qualité et des guides de bonnes pratiques dans les contributions utilisateur, la mise en avant de plugins de bonne qualité, et quelques autres points annexes.
La journée se termine tard et il reste nombre de points à aborder pour le lendemain.




Départ de Paris sous la pluie, passage par Munich pour une visite de l’aéroport, avant de rejoindre Wroclaw en début de soirée.


Oslandia a participé aux 
Frank Warmerdam
